ES ADULTES-RELAIS

Dans le département des Bouches du Rhône, 240 000 personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté.

97 centres sociaux y sont implantés (dont 57 à Marseille ). 44 d'entre eux sont situés dans les territoires concernés par la politique de la ville ( dont 37 à Marseille).

Ces centres sociaux sont des acteurs importants de la politique de la ville. Leurs activités de proximité permettent de poursuivre les objectifs fixés par le Comité Interministériel des Villes du 30 juin 1998.

Ils jouent ainsi un rôle essentiel dans la lutte contre les exclusions et contribuent au maintien de la cohésion sociale en offrant des services et des activités à la population tels que l'accueil des jeunes enfants, l'alphabétisation, l'aide aux devoirs, etc…

En développant les opportunités d'échange et de rencontre entre les tranches d'âge et les catégories sociales présentes dans le quartier, ils sont aussi des foyers d'intégration.

Enfin, les centres sociaux permettent la mise en œuvre de projets d'utilité sociale. En se fondant sur la participation des habitants, ils animent leur quartier, donnent vie à des initiatives citoyennes, et concourent à favoriser la prise de parole et l'expression collective des habitants.

    - Le Comité interministériel des Villes
Le Comité interministériel des Villes (C.I.V.) du 14 décembre 1999 a décidé le lancement, à partir de 2000, d'un programme de création sur trois ans de 10.000 postes d'adultes-relais en France ( Circulaire du 26-04-00 relative à la mise en œuvre des adultes-relais dans le cadre de la politique de la ville, Annexes page 147) . Environ 80 à 90 postes seraient susceptibles d'être créés dès 2000 dans le département des Bouches-du-Rhône.

Les fonctions d'adultes-relais doivent particulièrement concerner des personnes de plus de trente ans, et sans emploi. Les missions qui leur seront confiées visent à améliorer, dans les quartiers relevant de la politique de la ville, les rapports sociaux dans les espaces publics ou entre les habitants et les services publics. Certains postes seront créés pour des missions spécifiques relevant des relations école-famille, en application du plan gouvernemental de lutte contre la violence, récemment présenté par le ministre de l'éducation nationale et le ministre délégué à la ville.

Pour la réalisation de cette action, l'Etat s'engage à accorder, pour chaque recrutement, une aide pour trois ans renouvelable, le montant annuel de l'aide par poste de travail à temps plein étant fixé à 95.010 F (financement par la ligne 46-60).

En outre, d'autres collectivités territoriales sont susceptibles de soutenir ce dispositif, notamment à travers des aides liées à la formation des adultes-relais et une participation aux investissements directement liés au poste de travail.

Les employeurs peuvent être des associations, mais également d'autres organismes de droit privé à but non lucratif, les groupements d'employeurs et des personnes morales de droit privé chargées de la gestion d'un service public. Ils assureront le financement complémentaire du poste.

    - La Mission Politique de la ville
La Mission Politique de la ville des Bouches-du-Rhône a préparé un dossier type de recrutement des adultes-relais.

La composition d'une commission départementale a été étudiée, et sera arrêtée par le Préfet. L'attention des employeurs potentiellement intéressés doit être attirée sur deux points :

  • les contrats de travail des adultes-relais sont de droit commun
  • la commission départementale n'agréera que les dossiers bénéficiant du complément de financement.

Une réunion début septembre associant l'Inspection d'académie, Direction départementale du travail et de l'emploi, Trésorerie générale, S.G.A.R. et D.A.C.I. et l'ensemble des partenaires de la politique de la ville permettra de définir les besoins des communes et la teneur de l'appel à projet à destiner aux employeurs intéressés.