Intervention de M. Vrignaud sur "Les nouvelles technologies dans la Politique de la Ville"

 

Lors de la journée de présentation du Contrat de Ville de Marseille, qui a eu lieu le 16 Octobre 2000, M. Vrignaud est venu parler du site polville13 et de l'utilisation par la préfecture des Bouches du Rhône des Nouvelles technologies.
Il a, en particulier, présenté aux associations présentes, la base de donnée Poliville, dont il est l'auteur. Extraits.

Cette intervention peut être écoutée dans son intégralité

Ecouter la 1ère partie

Ecouter la 2ème partie

 

"......vers une certaine transparence de la politique publique"

"Je vais essayer de vous présenter le travail qu'on essaie de mettre en place d'abord au niveau institutionnel s'agissant de tout ce qui est nouvelles technologies, mais aussi notre souci de mettre en place une ouverture vers les associations, vers ce qui est une certaine transparence de la politique publique. Alors, si je suis là aujourd'hui c'est parce qu'on est tout à fait expérimental même au niveau national sur la politique de la ville : on a le premier site départemental "Politique de la Ville" avec l'ensemble des partenaires que vous allez voir ici, en particulier l'accès à une base de données pour tous les dossiers qui sont financés en politique de la ville. Elle est aujourd'hui en ligne. Et puis aussi un travail que l'on va commencer pour vous permettre de saisir vos dossiers administratifs de manière automatique, vous aider dans la réalisation de ce document, mettre en place le réseau public pour faire en sorte que si vous avez des questions à poser vous puissiez les poser par mail, et qu'on puisse vous apporter des réponses."

"..... une politique tout à fait adaptée à la mise en place de procédures innovantes."

"Tout d'abord la politique de la ville est une politique tout à fait adaptée à la mise en place de procédures innovantes. Le dispositif qui est en place dans le département des Bouches du Rhône a un nom : il s'appelle Poliville. Il recoupe trois domaines :

    > C'est une politique interministérielle, c'est-à-dire que pour nous au niveau de l'État c'est une politique qui concerne l'ensemble des services de l'État, en gros dix-douze services concernés ;

    > C'est une politique partenariale, c'est à dire qu'elle se construit avec l'ensemble des partenaires publics, collectivités territoriales.

    > C'est une politique tournée vers les habitants : elle est d'abord tournée vers le tissu associatif mais elle est aussi tournée vers le bénéficiaire final qui reste l'habitant."

Diminuer le temps d'instruction, simplifier les procédures, favoriser la transparence des politiques publiques.

"Pour monter cette opération, il a bien fallu qu'on se mette d'accord ensemble sur certaines règles. D'abord on partageait tous un diagnostic commun et un objectif commun :

    > Diminuer le temps d'instruction ; cette année il a été de trois mois. L'an prochain, on va essayer de réduire le délai de traitement des dossiers.

    > Simplifier les procédures : c'est vrai que la politique de la ville est une politique jeune, elle a 10 ans ; par contre, c'est une politique qui s'est énormément institutionnalisée et nous avons un nombre d'acteurs en hausse ; des méthodes partenariales qui se sont professionnalisées : c'est vrai que dans le département des Bouches du Rhône, on commence à être regardé des autres départements, parce qu'on a mis en place quelque chose d'assez d'intéressant.

    > Favoriser la transparence des politiques publiques : c'est quelque chose qui avance doucement dans les moeurs et auquel nous sommes particulièrement attachés."

 

"Un dossier unique, une application unique, un site internet dédié, la mise en ligne des dossiers subventionnés"

Les différentes taches entreprises

    > La rationalisation du travail était la première tâche : un dossier unique de demande de subvention, l'outil informatique de suivi proposé aux villes (les villes ont la même application informatique que l'État), une politique d'équipement des services de l'État

    > La mise en réseau des acteurs publics

    > L'ouverture aux bénéficiaires à travers la base de donnée mise en ligne.

Le bilan

"Pour ce qui est de l'État : nous avons financé 700 dossiers. Sur 700 dossiers, 600 ont été engagés. Aujourd'hui, nous avons payé un tiers des dossiers. Sur deux ans, nous avons gagné trois à quatre mois sur le délai de paiement."

Les priorités de l'année 2000

    > Promouvoir la saisie directe des demandes de subventions (par saisie directe sur Internet ou grâce à un module mis sur CDRom).

    > Mettre en place un système d'aide de montage de projets avec la possibilité de poser directement une question aux services concernés.